Cet été, la plupart resteront en France
Cet accord choque souvent les auditeurs qui préféreraient le verbe au singulier. Il est cependant tout à fait correct. Lorsque « la plupart » est suivi d’un complément au pluriel, le verbe se met au pluriel. Si le complément est un nom singulier, le verbe est au singulier : la plupart du temps se passait à. Quad « la plupart » est employé seul, le verbe qui suit est régulièrement au pluriel : « Mais la plupart ont de la Beauté je ne sais quelle notion immortelle » Paul Valéry.
Initier
Si les dictionnaires de difficultés de la langue française déconseillent d’employer le verbe « initier » suivi d’un complément d’objet direct inanimé (initier une enquête), la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française rappelle que cette utilisation, attestée dès le XVIe siècle, notamment chez Rabelais, se retrouve dans toutes les langues latines et n’est pas en soi condamnable. Toutefois, l’Académie précise qu’un tel emploi « se répand abusivement dans les textes politiques, administratifs, journalistiques, alors que le français dispose de verbes ou de locutions tels que commencer, inaugurer, engager, entreprendre, lancer, être à l’origine de, mieux adaptés à traduire les diverses nuances de la même idée ».
Conséquent
C’est à tort que l’on considère souvent que l’emploi de « conséquent » au sens d’élevé, important, grave, notable, appartient à la langue soignée. C’set au contraire dans la langue familière qu’est né ce glissement de sens, sans doute par confusion avec la locution littéraire « de conséquence » qui, elle, signifie d’une importance particulière : une affaire de conséquence, une personne de conséquence.
Emprunté au latin consequens, participe présent du verbe consequi « ce qui suit », l’adjectif « conséquent » signifie « qui suit quelque chose de manière logique ». Il s’applique à une personne qui agit ou raisonne avec logique, qui ne met pas en contradiction ses paroles et ses actes : être conséquent et agir selon ses principes.
L’emploi de « conséquent » comme synonyme d’important est critiqué par les dictionnaires et condamné par le Dictionnaire de l’Académie française.
Lettre du CSA de juillet 2009
