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Association des Journalistes du Patrimoine

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L'ANCIEN MUSÉE DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES DE PARIS EST REPRIS PAR BERNARD ARNAULT

08/03/2017
Bernard Arnault compte transformer l’ancien musée national des arts et traditions populaires, à Paris, fermé depuis douze ans, en centre culturel autour des métiers d’art et des savoir-faire français. On se demandait ce que deviendrait le bâtiment laissé à l'abandon depuis 12 ans.

L’annonce doit se faire aujourd’hui, mercredi, dans l’après-midi. Mais la station de radio RTL l’a déjà dévoilé hier, mardi 7 mars. Bernard Arnault compte transformer l’ancien musée national des arts et traditions populaires, à Paris, fermé depuis douze ans, en centre culturel autour des métiers d’art et des savoir-faire français. Situé à proximité de la Fondation Louis Vuitton, au bois de Boulogne, cet écrin de 13 600 m2 devrait abriter expositions, salle de concerts, un fonds documentaire autour des métiers d’art et des résidences d’artistes. Selon RTL, Bernard Arnault n’achèterait pas le bâtiment, qui appartient à la Ville de Paris, mais en aurait la concession pour une durée vraisemblablement de 50 ans. Il a aussi demandé à l’architecte Frank Gehry, qui a signé la Fondation Louis Vuitton, de réaménager le bâtiment qui serait dans un état de délabrement avancé.

 * NOTE
Le Musée national des arts et traditions populaires (MNATP) était un établissement public fondé en 1937 par Georges Henri Rivière. Situé depuis 1972 à la porte des Sablons dans le bois de Boulogne (16e arrondissement de Paris), ce musée d'ethnologie présentait une vision synthétique de la société française traditionnelle, rurale et artisanale pour l'essentiel, depuis le XIXe siècle jusqu'aux années 1960.

Après plus de soixante-dix ans d'existence, il a fermé en 2005. Ses collections ont été transférées au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) qui a ouvert le 7 juin 2013 à Marseille.

L'une de ses grandes originalités fut de se constituer en musée-laboratoire, selon la formule retenue par son fondateur Georges Henri Rivière, associant aux conservateurs une équipe de chercheurs. La vocation scientifique de l'établissement était ainsi mise en avant dans l'association avec le Centre d'ethnologie française, rattaché au Centre national de la recherche scientifique.

Dans son rapport 2015, la Cour des comptes constate que 100 employés en moyenne, « dont l'activité était des plus réduites », ont été maintenus après la fermeture du musée et ce jusqu'à 2011. La cour regrette également le manque d'anticipation liée à l'avenir du bâtiment abritant l'ancien musée qui coûte 396 000 euros par an en gardiennage.