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Association des Journalistes du Patrimoine

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QUEL AVENIR POUR LE CHÂTEAU DE VILLERS-COTTERÊTS ?

« A vous d’imaginer le futur du château royal ! »

17/06/2017
Une décision inédite pour un monument de cette envergure : l’état lance un appel à idée pour envisager l’avenir du château de Villers-Cotterêts. Il souhaite valoriser une renaissance culturelle et touristique.


Depuis deux ans, le château jugé dangereux est fermé au public. Le parc quant à lui appartient à l’Office National des Forêts.

Construit au XVIe siècle par François Ier le château de Villers-Cotterêt est une résidence royale jusqu’à la Révolution française. C’est dans ce joyau de la Renaissance que François Ier signe en 1539 l’Ordonnance de Villers-Cotterêts, le plus ancien texte législatif, dont les articles 110 et 111 concernant la langue française sont encore en vigueur aujourd’hui.

Au XVIIe siècle, le duc d’Orléans devient propriétaire du domaine. Après la Révolution, le château devient en 1808 un dépôt de mendicité. Puis au XIXème siècle la propriété se transforme en maison de retraite jusqu’en 2014.

Encore aujourd’hui c’est l’état qui est propriétaire de l’édifice. Le château s’étend sur près de 23 000 m2 en très mauvais état. De son glorieux passé il ne conserve qu’un escalier à caisson, l’escalier du roi et une chapelle. Depuis deux ans, le château jugé dangereux est fermé au public. Le parc quant à lui appartient à l’Office National des Forêts.

Un appel à idées lancé par l’Etat…

Une décision inédite pour un monument de cette envergure : l’état lance un appel à idée pour envisager l’avenir de l’édifice. Il souhaite valoriser une renaissance culturelle et touristique.

L’opération s’adresse aux professionnels de l’immobilier, du tourisme, de la culture mais aussi aux passionnés du patrimoine culturel. Les candidatures doivent être déposées avant le 21 juillet. Toutes les propositions devront être transmises pour le 15 septembre. Si la vente n’est pas envisagée, un bail emphytéotique (99 ans) pourrait être signé pour redonner vie à ce lieu dont le minimum de travaux s’élève à 100 millions d’euros.

Source : Lettre de Patrimoine Environnement

Voir la plaquette concernant le projet :
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