Découverte de Magny-en-Vexin et pique-nique annuel de l’AJP

L’Hôtel de Brière (photo D. R.)

A l’initiative de Ghislaine Salmat, présidente de l’association « Magny-en-Vexin : Une histoire qui se cultive » et membre associée de l’AJP, nous avons pu coupler, cette année plusieurs propositions autour de l’idée d’une ultime activité de l’AJP avant l’été : découvrir le patrimoine de Magny-en-Vexin (Val d’Oise) ; découvrir le projet de l’association de sauver et réutiliser l’hôtel de Brière, un hôtel particulier du XVIIIe siècle ; enfin, organiser notre pique-nique annuel.

Nous avons d’ailleurs commencé par cette activité devenue quasi rituelle : le pique-nique a donc eu lieu cette année le mercredi 7 juillet 2021, dans un cadre champêtre : celui de la Maison du Parc naturel régional du Vexin français à Théméricourt. Benjamin Demailly, son président, nous a chaleureusement accueillis sous une vaste tente dans le joli parc du château qui abrite l’administration et l’accueil du Parc. Il nous a expliqué comment sa structure, créée il y a vingt-six ans, s’emploie à préserver tous types de patrimoine : celui de ses monuments, des solides murs blonds du Vexin, qui fait le caractère de ses beaux villages mais bien sûr aussi, le patrimoine naturel de cette région encore très verte malgré sa proximité avec la métropole parisienne (Cergy-Pontoise est à ses portes) et celui du monde agricole que le Parc accompagne dans ses démarches de transition écologique.

La maison du Parc régional et son jardin. (Photo D. R.)

Le Parc soutient le projet de l’association « Magny-en-Vexin, une histoire qui se cultive » de sauvegarder, restaurer et transformer l’Hôtel particulier de Brière, au cœur du centre-ville, en centre de formation et d’information au bâti ancien pour aider les jeunes, localement à se former aux techniques traditionnelles de restauration et trouver du travail, dans ce coin d’Ile-de-France qui souffre de la déscolarisation des adolescents.

Notre après-midi a donc été consacré à une visite patrimoniale de cette petite cité grâce à une érudite locale, Monique Riblet. Sa prospérité, entre le XVe et le XIXe siècle, se lit encore dans ses murs : de nombreux hôtels particuliers, maisons de notable, et anciens relais de poste ou hôtels (car la diligence entre Paris et Rouen s’y arrêtait) sont en pierre de taille, portent frises et décors sculptés. L’église présente des tableaux et surtout un baptistère exceptionnel.

Notre après-midi a donc été consacré à une visite patrimoniale de cette petite cité grâce à une érudite locale, Monique Riblet. Sa prospérité, entre le XVe et le XIXe siècle, se lit encore dans ses murs : de nombreux hôtels particuliers, maisons de notable, et anciens relais de poste ou hôtels (car la diligence entre Paris et Rouen s’y arrêtait) sont en pierre de taille, portent frises et décors sculptés. L’église présente des tableaux et surtout un baptistère exceptionnel. (Photo : les piliers de la Porte de PariD;R.s qui marque l’entrée dans le centre-ville)

Finalement nous avons approché l’Hôtel de Brière, dont l’état de délabrement semble presque irréversible. « Presque » car les Amis de Magny, qui ont repris le flambeau de sa sauvegarde après treize projets avortés, ont « rassemblé 400 pages de recherches d’archives pour convaincre l’architecte des bâtiments de France que c’est intéressant », nous explique Claude Gobet, trésorier de l’association.

Avec l’aide d’un architecte, ils sont en train de remettre à jour le diagnostic sanitaire pour la DRAC. La municipalité de Magny soutient fortement le projet qui rencontre aussi l’adhésion des habitants. Des images réalisées grâce à un drône ont permis de se rendre compte de l’état très délabré de cette belle demeure classique. Le projet propose que la consolidation et restauration se fasse grâce à un chantier-école d’insertion, premier jalon, en quelque sorte du projet social qui sous-tend le projet patrimonial.
Sophie Laurant

Les membres de l’AJP qui n’ont pu participer à cette visite sont néanmoins les bienvenus à tout moment, en contactant Ghislaine Salmat (photo ci-contre/G. Levet) : 06 31 31 22 47
g.salmat@gmail.com qui se tient à disposition des journalistes pour toute demande d’information.

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