Monuments et crise sanitaire : première zoom conférence de l’AJP

Une vingtaine de participants se sont retrouvés virtuellement. Photo G. Kraut

Le 1er juillet, l’AJP a proposé à ses adhérents une réunion un peu particulière, mais très à la mode depuis quelques mois :  une zoom conférence.  Nous souhaitions vous revoir autour d’une thématique qui nous est chère à tous : la façon dont les monuments privés ont traversé la crise sanitaire, comment ils y ont fait face, comment se présente cette saison d’été inédite.

Olivier de Lorgeril (Photo G. Kraut)

Nous nous sommes retrouvés en début de matinée par écran interposé, comme nous l’aurions fait en temps ordinaire autour d’un petit déjeuner.
Gary Kraut et moi-même recevions trois invités : Olivier de Lorgeril, président de la Demeure Historique et propriétaire du domaine de la Bourbansais (Ile-et-Vilaines), Marc Lelandais, propriétaire de Château Gaillard (Amboise) et Bruno Delavenne, président du Comité des parcs et jardins de France.

Cet échange nourri, qui dura une bonne heure, suivi d’une petite demi-heure de discussions, a permis d’aborder dans le détail les principales problématiques rencontrées par les acteurs du patrimoine culturel : d’abord, les  nombreuses difficultés qu’il a fallu dépasser pour que les monuments privés aient droit au prêt garanti par l’Etat (PGE), rapidement mis en place par le gouvernement pour aider les entreprises mais auquel la plupart des châteaux et jardins privés ne pouvaient accéder tout simplement parce qu’ils sont en général structurés en société civile immobilière.

Marc Lelandais (Photo G. Kraut)

Ensuite, les discussions avec les pouvoirs publics, à tous les niveaux, pour faire reconnaître les monuments comme des acteurs touristiques essentiels au développement local ; les initiatives prises, au moment du déconfinement, pour s’adapter aux règles sanitaires parfois compliquées.

Styles de visite, nouveaux parcours, choix de privilégier la qualité de la prestation… A l’unanimité, nos invités ont considéré que la crise traversée avait avait changé la donne. Comme toute crise, elle a apporté son lot de chocs violents mais elle comporte aussi des aspects positifs : le patrimoine au sens large n’a jamais été autant considéré, par les Français, par la presse, par le personnel politique. Les propriétaires se sont serrés les coudes, ils ont découvert une nouvelle solidarité, ont inventé, se sont peut-être réinventés.

Bruno Delavenne. (Photo K. Kraut).

Reste à panser les plaies de plusieurs semaines de confinement, espérer que l’été sera bon pour le tourisme culturel. Prochain bilan : septembre. Autour d’un petit dej pour de vrai ou… par la voie numérique. Vous avez été nombreux à apprécier cet exercice d’un nouveau genre, très pratique et finalement assez convivial. A bientôt !

Mylène Sultan

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